Ce que représente ce chiffre
Les cotisations de retraite ne sont pas seulement payées par le salarié.
Dans le système français, la retraite d’un salarié du privé est financée par plusieurs prélèvements, répartis entre une part salariale et une part patronale, pour la retraite de base et la retraite complémentaire. Le simulateur additionne cette logique en un seul taux simple.
25 % ne signifie donc pas « perdre un quart de son salaire net ».
Le chiffre cherche à représenter une partie importante du coût total de la retraite supporté autour du salaire brut.
Un ordre de grandeur concret
25 % n’a pas été choisi au hasard.
Pour un salarié du privé dont le salaire se situe entièrement sous le plafond de la Sécurité sociale, les prélèvements obligatoires liés à la retraite représentent environ 28 % du salaire brut lorsque l’on additionne les parts salariale et patronale.
Le simulateur retient 25 %, soit un taux légèrement inférieur à ce cas-type. Cela laisse une marge pour ne pas faire comme si chaque euro prélevé aujourd’hui pouvait automatiquement devenir une épargne individuelle. Certaines contributions financent l’équilibre collectif et des mécanismes de solidarité plutôt que des droits strictement personnels.
Ordre de grandeur construit à partir des barèmes officiels de l’Urssaf et de l’Agirc-Arrco. Les taux exacts dépendent du statut, du salaire, des tranches et du régime professionnel.
Exemple simple
Ce que le taux ne dit pas
Toute cette somme ne serait pas forcément disponible.
Un système réel devrait toujours financer des dispositifs collectifs : solidarité, invalidité, réversion, minima de pension, périodes de chômage ou frais de gestion. Une partie des prélèvements pourrait donc rester mutualisée au lieu d’être versée sur un compte individuel.
Le montant réellement capitalisé pourrait ainsi être inférieur à 25 %, même si l’effort total consacré à la retraite restait proche de cet ordre de grandeur.
La réserve essentielle
Le coût de transition n’est pas retiré de ces 25 %.
Le calcul suppose que l’intégralité du taux peut commencer à être investie, alors que les pensions déjà promises doivent continuer à être payées. C’est la principale hypothèse favorable du modèle.
Comprendre le coût de transitionComment interpréter cette hypothèse
Comme une approximation crédible de l’effort actuel, pas comme un taux légal proposé.
Le taux de 25 % permet d’étudier ce qu’aurait pu produire la capitalisation d’une grande partie des ressources déjà consacrées à la retraite. Il ne signifie pas qu’un futur système pourrait effectivement investir cette totalité, notamment pendant la transition.
Une hypothèse désormais explicitée
Le résultat du simulateur correspond à 25 % du salaire brut investis avant prise en compte du coût de transition et de certains mécanismes de solidarité.